LA FOLIE EST HUMAINE.


*** ***
 *



" Comment expliquez-vous que vous ayez pu en arriver là? "
( ... )
Il me fixa, ses yeux étaient bleus comme ceux d'une poupée, il secoua la tête et il dit:
" Vous n'avez pas compris ma question. " Il reprit au bout d'un moment:
" Êtes-vous toujours aussi convaincu qu'il était nécessaire d'exterminer les juifs?
- Non, je n'en suis plus si convaincu.
- Pourquoi?
- Parce que Himmler s'est suicidé. " Il me regarda d'un air étonné et je repris:
" Cela prouve qu'il n'était pas un vrai chef, et s'il n'était pas un vrai chef, il a pu très bien me mentir en me présentant l'extermination des juifs comme nécessaire. " Il reprit:
" Par conséquent, si c'était à refaire, vous ne le referiez pas? " Je dis vivement:
" Je le referai si on m'en donnait l'ordre. " Il me regarda une pleine seconde, son teint rose rougit violemment, et il me dit d'un air indigné:
" Vous agiriez contre votre conscience! " Je me mis au garde à vous, je regardai droit devant moi et je dis:
" Excusez-moi, je crois que vous ne comprenez pas mon point de vue. Je n'ai pas à m'occuper de ce que je pense. Mon devoir est d'obéir. " Il s'écria:
" Mais pas à ces ordres horribles!... Comment avez-vous pu?... C'est monstrueux... Vous ne ressentiez donc rien?
( ... ) - Au début, j'éprouvais une impression pénible. Puis, peu à peu, j'ai perdu toute sensibilité. Je crois que c'était nécessaire. Vous savez, je pensais aux juifs en termes d'unités, jamais en termes d'êtres humains.
- Vous n'éprouvez donc aucun remords? " Je dis nettement:
" Je n'ai pas à avoir de remords. L'extermination étai peut-être une erreur. Mais ce n'est pas moi qui l'ai ordonné. " ( ... ) Ses yeux bleus se fixèrent sur moi avec une intensité gênante, il secoua de nouveau la tête, et il dit à voix basse, avec un mélange bizarre de pitié et d'horreur:
" Vous êtes complètement déshumanisé. "



 
     " Schindler's List, Theme ", John Williams


 Combien de Juifs assassinés par les nazis ? 6 millions, retint le tribunal de Nuremberg. Mais nous ne posséderons jamais de chiffres exacts ; il faut se contenter d’une estimation entre  5 et 6 millions.

Pourquoi les Juifs ? Les nazis n’ont pas été les premiers à les haïr. Cette maladie remonte au Moyen-Âge, où certains penseurs ont justifié leur antisémistisme  d’arguments dits « biologiques ». Les nazis ont donc exploité une vieille idée, présente avant eux. Et avant l’arrivée au pouvoir d’Hitler, l’Allemagne n’était pas plus antisémite que le reste de l’Europe.

En quoi le génocide juif est-il unique ? L’Histoire n’est pourtant pas avare de crime de masse. Mais là, pour la première fois, un Etat moderne a décidé d’appliquer tous ses moyens avec obstination en vue de tuer TOUS les membres d’une communauté à l’échelle d’un continent entier. Aucun juif ne devait en réchapper, tous étaient condamné.

Peut-on exterminer tout un peuple sans qu’il se révolte ? Il y a bien eu quelques tentatives, mais au total, peu de choses… Face aux SS armés, à toute la mise en scène mise en œuvre pour dissimuler de la vérité des camps de concentration, , et enfin en l’absence de tout allié, les victimes juives n’avaient aucun moyen de révolte. Ou presque…

RESISTANCE. Parce qu’ils n’avaient plus grand-chose à perdre, certains ont choisis de lutter, à n’importe quel prix, fusse celui de leur propre vie. Parce qu’ils n’acceptaient pas la défaite. Parce que le nazisme les dégoûtait. Parce qu’en leur cœur subsistait toujours une flamme d’espoir, même si tout semblait noir et sans issu. Ils formèrent des réseaux, des mouvements, des maquis. Etaient environ 300 000 à la fin de la guerre. Engagèrent courageusement une lutte de tous les jours : on ne devient résistant que lorsqu’on passe à l’acte. Leur point commun : le désir de faire quelque chose d’utile= ;

Au milieu de ces groupes de résistance, des enfants. Des adolescents. Des personnes ayant tout au plus mon âge, le plus souvent beaucoup moins. Des « enfants-soldats avant l’heure. » Des jeunes qui n’avaient encore pratiquement rien vu ni connu de la vie, et qui y entraient par le chemin de la guerre, au cœur d’un monde baignant dans une haine sans fondement, si ce n’est la folie humaine.

Ces enfants couraient chaque minute le risque de mourir fusillé, après avoir été mis à la question. Et pourtant, ils ne perdirent pas foi en un avenir meilleur. Ce qu’ils ont accompli est honorable, et les rend bien plus respectables que la majorité d’entre nous. Ces enfants étaient les enfants de la liberté. 


J'ai eu besoin d'écrire, de chanter, de faire parler ma musique pour eux. On doit à tout prix se souvenir… Nous, qui vivons dans un monde de paix ( relative, bien entendue… ), nous nous devons de nous souvenir, par respect pour ce qu’ils ont fait, parce que beaucoup d’entre nous n’en aurait jamais eu le courage. Nous ne devons pas perdre de vue jusqu’où la folie humaine a été, et est donc capable d’aller. J’admire ces enfants, et j’aimerai le leur dire, pour qu’ils sachent qu’ils n’étaient pas seuls, qu’ils ont été entendu… A défaut de pouvoir le faire, j’ai composé cette chanson. Elle est pour eux.



" Enfants De La Liberté ", K-Lÿn$
Les paroles -> Enfants De La Liberté


*** Le Procureur s'écria: " Vous avez tué 3 millions et demi de personnes! " Je réclamai la parole et dis: " Je vous demande pardon, je n'en ai tué que 2 millions et demi. " ***


-> Ces extraits proviennent de l'oeuvre de Robert Merle intitulé
" La mort est mon métier. " Je vous le conseille vivement. Plus qu'un chef d'oeuvre, c'est à mon sens un véritable voyage au coeur d'une psychologie humaine, qui m'a permis d'aborder le point de vue interne d'un général nazi, qui fut à l'origine de la construction du camp de concentration d'Auschwitz.
 

Par Klyns
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Comment continuer sans évoquer l’un des sujets me tenant le plus à cœur ?


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Je me souviens de ceci, c’était il y a assez longtemps de ça maintenant…



"The ecstasy of gold" - Fameuse scène du cimetière - Il buono, Il brutto, Il Cattivo, Sergio Leone, 1966
Musique: Ennio Morricone. 

J’étais petite. Mais je me rappelle parfaitement… Les sensations qui sont apparues en moi, les choses que j’ai découverte et comprises… J’ai réalisé à quel point la musique dans un film est importante, voire bien souvent primordiale. L’émotion que j’éprouvais en regardant certains films, ou même dessins animés, étaient essentiellement guidée par la musique. Oui, dans les dessins animés aussi, la musique compte beaucoup… Walt Disney...



The Lion King - 1994. 43èmè Walt Disney.
Musique: Hans Zimmer


Ou non-Disney…
 

" Spirit, the Stallion Of The Cimarron " - 2001, Dreamworks
Musique: Hans Zimmer, Bryan Adams aux paroles.


                   

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            Si vous voulez tout savoir sur l'histoire de la musique de film, c'est ici ->  link
Site que je trouve vraiment très intéressant.

(... ) On dit souvent que la meilleure musique de films est celle que l'on n'entend pas, or rien n'est plus faux, car cette dernière n'a pas été instaurée pour ne pas exister, s'effacer devant un schéma narratif audio-visuel, mais doit au contraire conforter le côté multidimensionnel du septième art, tout en restant indépendante. Le compositeur, par sa prestation, rythme la lecture du film, mais il est en même temps bridé par les exigences du montage, par le résultat final qui lui échappe quand le film est terminé. (...) 
Pendant toute son histoire, la musique a toujours été considérée comme autonome, comme devant se suffire à elle-même. Elle participe à la vie, sans pour autant avoir une influence directe sur son évolution. L'arrivée du cinéma au siècle dernier a impliqué la musique dans un contexte de complémentarité. Par sa présence au cinéma mais aussi à la radio, au théâtre ou à la télévision, la musique cohabite dans une esthétique subtile, faite d'idées et de technique obligeant les musiciens à revoir l'art et la manière de composer de la musique. (...)

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La musique permet de renforcer le message du cinéaste, de préciser,  d’affirmer des émotions, de faire passer des sentiments que l’image à elle-seule ne peut donner… Une musique parle, dans un film, c’est encore plus flagrant. Une musique évoque des images, dans un film c’est encore plus beau, plus grandiose, car il y a des images de manière effective.
 


Si j’écris des chansons, j’ai plus récemment commencé à m’intéresser sérieusement à la musique de film. Sérieusement dans le sens où j’ai décidé de tenter, moi-aussi… Composer est un art difficile et exigeant. Composer pour un film l’est encore plus, car des centaines d’autres exigences sont à respecter. Mais faire parler sa musique pour un film, quel bonheur ce doit être…

Grâce à des amis étudiant le cinéma, j’ai pu essayer l’an dernier. Ceci est un aperçu du travail que j’ai réalisé pour un court-métrage intitulé « La femme d’en face. »
 

Synopsis : Une jeune fille, persuadée que sa voisine se fait battre, alors que personne ne semble le remarquer.
 

-> En fait, je ne pourrai pas donner de « résumé », le film étant basé sur le non-dit, le jeu des différents points de vue, les ambiances… Mon rôle était vraiment de faire ressortir les émotions des personnages, leur états d’âme, leur personnalité.




Ceci est l'ouverture du court-métrage, lors de la séquence 1. Je voulais vraiment dégager l'ambiance générale du film, qui était assez particulière, assez sombre avec en même temps, selon les désirs de la réalisatrice, un côté un peu féerique: l'héroïne est une jeune fille d'environ 16 ans, un peu rêveuse, dans son monde... La musique est donc un peu planante, instable, avec des sons cristallins et doux pour certains, qui peuvent évoquer une sorte de boîte à musique, plus métalliques pour d'autres, afin de rappeler que le court-métrage ne connaîtra pas de happy end... J'ai insisté sur le désordre, c'est-à-dire que volontairement, ma musique n'est pas rigoureusement organisée. Bien sûr, j'ai un plan général, mais ensuite, les instruments ne respectent pas de règles particulières et chantent chacun de façon différente, ce qui fait que tout part un peu dans tous les sens. C'est ce que je voulais. Des interventions brèves, ponctuelles, qui s'entrecroisent, notre héroïne est perdue, ma musique se perd.





J'ai pris beaucoup de plaisir à composer celle-ci. Elle accompagne la séquence du court-métrage que je préfère: la séquence de rêve 1. J'ai adoré la façon dont elle a été filmé, j'ai adoré l'ambiance, il y a de très beaux plans, et elle m'a surtout beaucoup inspiré. L'héroïne est en proie à une sorte de folie, enfermée dans une petite pièce pratiquement nue, elle se cogne, crie, se griffe... La musique devait exprimer cette violence en elle, sa panique, sa claustrophobie. L'ambiance monte crescendo, plus la séquence avance, plus son affolement grandit. Les battements de son coeur sont rappelés de façon quasi-omniprésente, cela me paraissait assez important. Beaucoup de dissonances voulues, de notes ça et là, de bruitages... Je voulais vraiment faire quelque chose de sombre, d'angoissé. Mais il y a toutefois un rappel de la musique d'ouverture, du point de vue des accords, car je voulais que l'ensemble reste cohérent, qu'il y ai une unité dans ma musique, que l'auditeur puisse s'y retrouver et reconnaître qu'elles appartiennent à la même famille.

 




Enfin, ceci est la musique du générique. Une fois encore, la musique de départ est rappelée.


°°°°°°°

Quelques BO que j’affectionne :




Par Klyns
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Que de travail pour celle-là !.. J’ai passé énormément de temps sur la musique, pour peaufiner les moindres petits détails, et encore pas mal de temps ensuite sur les paroles. C’est vraiment une chanson que j’apprécie tout particulièrement.




Paroles  Paroles: Le Personnage



Par Klyns
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Mes essais musicaux, ce sont, comme leur nom l’indique, des petits bouts de musique, des squelettes de morceaux, des ébauches de ce qui pourrait par la suite devenir une œuvre à part entière.

Pour l’heure, je tâtonne, j’essaye, je teste, je m’exerce, et lorsque l’inspiration arrive, je la laisse parler, sans aucune règle, juste comme je le sens. Je n’aime pas les règles.

Ce ne sont que des ébauches, tous sont à continuer, à développer, à embellir, à compléter… Mais les idées sont là.

Plus tard, quand je serai prête, je les finirai. Je concrétiserai ce que je ne fais que penser pour l’instant. Je donnerai vie à ce qui n’est encore qu’embryon dans ma tête. Enfin, je pousserai ma musique à un degré plus haut.

Quelques-uns de ces embryons...



   " Un Jour d'Automne, J'ai Compris ", K-Lÿn$


 
   " Ballad For A Lost Soldier ", K-Lÿn$




   " In F minor ", K-Lÿn$

 
Par Klyns
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Dans les années 50 et 60, une énorme fracture sociale s’était faite sentir au sein de la société américaine. D’une part, la bourgeoisie blanche profitait amplement du rêve américain et d’autre part, pour les minorités non-blanches ce même rêve prenait de plus en plus l’aspect d’un cauchemard. Transportée de force pour servir de main d’oeuvre gratuite dans des camps de concentration dédiés aux travaux forcés appelés par euphémisme "plantations", la population noire originaire d’Afrique, livrait une lutte acharnée avec des leaders déterminés tels Martin Luther King, Malcom X, les Black Panthers, etc... pour mettre un terme définitif à la ségrégation raciale et obtenir enfin l’égalité des droits. 
Sur un autre plan, des populations originaires d’Amérique du sud (Mexique...) et des Caraïbes (Porto Rico, Jamaïque...), venaient grossir les rangs des habitants du ghetto, en quête de conditions de vie meilleures. La situation globale de ces populations était précaire et de plus, l’insécurité et la délinquance régnaient à tous les coins de rue.
KOOL HERC: 1967. 
De son île natale, il avait amené avec lui, l’art des sound systems et du toasting qu’il introduisit dans le Bronx en organisant des rassemblements publics. Sur ces break-beat musicaux, commencèrent alors à évoluer des danseurs aux comportement étranges pour l’époque, qui devinrent plus tard des "Breakers-Boys". L’art du toasting permis encore à Kool Herc de lancer les MC (Maître de Cérémonie), qui au début se contentaient de saluer le public, de dédicacer des morceaux et de mettre l’ambiance. 
AFRIKA BAMBAATAA et LA ZULU NATION
Son idée : transformer leur frustration et leur rage en énergie positive orientée vers la création artistique. Pour cela, il devait leur apprendre à désirer l’excellence afin qu’ils puissent repousser les frontières mentales de leur créativité artistique. Et fin de stimuler les jeunes, il créea une véritable nation, avec des grades: il rebaptisa alors la "Bronx River Organization" en "The Organization" et continua à arpenter les trottoirs du Bronx pour parler aux jeunes. En 1974, "The Organization" devient "The Zulu Nation", en référence aux guerriers Zoulous d’Afrique du Sud qui s’étaient défendus avec dignité, courage et discipline contre les envahisseurs européens.

Le message était pacifisme, amour.
Le Hip Hop s'imposa comme véritable issue de secours.

Le Hip Hop est un véritable mode de vie, une culture, une façon de penser. La danse hip hop est celle qui me parle le plus, un moyen d’expression plus efficace que tout le reste. Quand on adhère à ce genre musical, on en a très vite besoin quotidiennement. J’en ai besoin.

Quelques musiques que j’affectionne, mais ce ne sont que quelques-unes parmi tant d’autres, il y en a tellement… 
 

 

 
Par Klyns
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  • K-LŸN$' UNIVERSE, VENEZ DECOUVRIR...
  • Klyns
  • 28/06/1991
  • Femme
  • Musicienne, mais tout à apprendre. Décidée, mais parfois un peu perdue. Jeune, mais peur de vieillir trop vite. Rêveuse, mais ne sait pas toujours comment vivre ses rêves. Ma Musique parle d'elle-même, puisque ma Musique, c'est moi.

A propos de ce site

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  • : K-Lÿn$. Où les rêves d'une jeune musicienne en devenir. " Un beau jour, j'ai eu envie de partager ce qui fait de moi ce que je suis. Que serait-on sans le partage? La Vie est faite de partage. Venez partager ma Musique... " Ceci est une invitation. Ici, découvrez ma musique, mais aussi l'univers musical que j'aime, les artistes que j'admire et qui ont influencé ma musique, les sons que j'écoute, tout ce qui fait ma personnalité artistique.
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